La maternité : bien plus qu’une période de vie, un état d’être ? Partie 2
- Clémence Turpin
- 20 janv.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 25 févr.
La grossesse de 4 à 6 mois : la révélation
Cette période est charnière : c’est le moment des révélations, mais aussi celui où l'on prend pleinement conscience de la présence de ce petit être en soi.
À partir du 4ᵉ ou 5ᵉ mois, la maman commence à ressentir qu’elle n’est pas seule : des petits chatouillements aux premiers coups de pied, voici les premières manifestations de bébé !
Il est là, bien présent, et il est déterminé à vous le faire savoir.

C’est aussi le moment où, lors de la seconde échographie, le sexe du bébé peut être révélé pour ceux qui le souhaitent.
Cependant, cette période peut aussi s’accompagner de situations moins réjouissantes, comme un alitement en cas de retard de croissance du bébé. Dans de tels cas, un suivi médical renforcé sera mis en place.
Un autre moment important de cette phase est le fameux test de glucose. Ce test permet de vérifier le taux de sucre dans le sang de la maman et la capacité de son corps à le gérer. En cas de diabète gestationnel, un régime strict devra être suivi. Souvent redouté, car il implique des contraintes fortes et des risques pour le bébé, ce diagnostic peut être source de stress pour certaines futures mamans.
Il est crucial, face à ces défis, de ne pas rester seule. Si vous ressentez du stress, de l’angoisse ou un sentiment de culpabilité, recherchez une oreille attentive.

Des accompagnements tels que la sophrologie ou la psychothérapie peuvent aider les jeunes mamans à :
évacuer leur stress ;
mieux vivre la gestion de l’insuline au quotidien (si nécessaire) ;
apaiser les angoisses et éviter les ruminations.
Dans le cas d’un alitement, des séances de soutien à domicile peuvent être organisées. Elles permettent également à la future maman de se sentir moins isolée.
La grossesse de 7 à 9 mois : le sprint final
Le dernier trimestre est souvent vécu comme un moment heureux : la rencontre avec bébé approche à grands pas.
Cependant, cette période peut également être marquée par :
des maux de dos et autres douleurs dues aux transformations du corps et au poids du bébé ;
des appréhensions ou angoisses liées à l’accouchement ;
les premiers questionnements sur l’après : Serai-je à la hauteur ? Vais-je réussir à allaiter ? Mon bébé fera-t-il rapidement ses nuits ?

Il est important de ne pas rester sans réponse. Discutez autant que possible avec votre équipe médicale ou avec des thérapeutes spécialisés en périnatalité. Ils sauront vous rassurer et vous accompagner.
Certes, certaines questions resteront en suspens jusqu’au jour J, mais grâce à une écoute attentive et à quelques exercices, vous pouvez retrouver confiance en vous et aborder sereinement l’accouchement ainsi que les débuts de votre nouvelle vie.
Dans ma pratique, j’ai eu l’occasion d’accompagner de nombreuses femmes au cours de leur 3ᵉ trimestre pour les aider à se préparer à l’accouchement, mais aussi à envisager l’après avec sérénité.
Grâce à un travail sur leur confiance en elles, ces femmes, riches de leurs ressources intérieures, ont su dépasser leurs inquiétudes. Elles ont abordé cette rencontre avec leur bébé et leurs premières semaines ensemble avec une grande sérénité.
De petits exercices peuvent déjà être réalisés par vous-même, comme :
la respiration en cohérence cardiaque ;
la visualisation positive.
Le jour J, veillez surtout à ne pas vous crisper pendant les contractions. Entraînez-vous dès maintenant à la visualisation positive : cela vous sera d’une grande aide pour vivre ce moment avec confiance et calme.
Et faites-vous confiance, c'est le plus important !
Clémence
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